Combien vais-je obtenir ?
Pourquoi cette question n'a pas de réponse immédiate ?
. Une question légitime, mais prématurée
« Combien vais-je obtenir ? » C'est la question que nous posent presque toutes les victimes d'accident dès notre premier échange — et c'est bien normal : après un accident, les conséquences financières pèsent lourd, tout comme l'incertitude sur l'avenir.
Et pourtant, au tout début d'un dossier de dommage corporel, il est le plus souvent impossible d'y répondre avec précision. Non pas par prudence excessive, mais parce que la réalité médicale et humaine ne le permet tout simplement pas encore.
Pourquoi l'état de la victime évolue dans le temps ?
Dans les semaines, voire les mois qui suivent un accident, l'état de santé n'est pas figé. Certains symptômes s'atténuent progressivement, tandis que d'autres s'installent et deviennent des séquelles durables. Une reprise professionnelle envisagée initialement peut finalement s'avérer bien plus compliquée que prévu — ou, à l'inverse, se dérouler mieux qu'anticipé.
Autrement dit, l'indemnisation ne peut pas s'évaluer à partir de la seule nature des blessures constatées au moment de l'accident. Il faut laisser le temps à la situation médicale de se stabiliser.
L'expertise médicale : l'étape qui change tout
C'est le rapport d'expertise médicale qui permet de faire le point une fois l'état de la victime consolidé. Il détermine notamment :
- les séquelles définitives ;
- les souffrances endurées pendant la période de soins ;
- les périodes de déficit fonctionnel (temporaire et permanent) ;
- les besoins éventuels en assistance par une tierce personne ;
- les conséquences professionnelles et personnelles de l'accident sur la vie de la victime.
Ce n'est qu'une fois ces éléments réunis que l'avocat peut véritablement chiffrer, poste par poste, l'ensemble des préjudices subis.
Pourquoi deux dossiers similaires peuvent aboutir à des montants très différents ?
Même à séquelles comparables en apparence, le montant de l'indemnisation peut varier de façon significative d'une victime à l'autre. Plusieurs facteurs entrent en jeu :
- l'âge de la victime ;
- sa situation professionnelle au moment de l'accident ;
- ses activités personnelles et de loisir antérieures ;
- ses besoins futurs, notamment en cas de séquelles durables ;
- les répercussions concrètes des séquelles sur son quotidien.
C'est pourquoi deux personnes victimes de blessures qui paraissent, à première vue, similaires, peuvent se retrouver, une fois leur parcours médical achevé, avec des préjudices très différents — et donc des indemnisations très différentes.
Se faire accompagner dès le début du dossier
Si aucune réponse chiffrée ne peut être donnée dès les premiers échanges, un accompagnement précoce reste essentiel : il permet de préparer au mieux l'expertise médicale, de veiller à ce qu'aucun poste de préjudice ne soit oublié, et de s'assurer que l'évaluation finale reflète fidèlement la réalité vécue par la victime.
Vous avez été victime d'un accident et vous vous interrogez sur votre dossier ?
Maître DOS SANTOS, avocate en réparation du dommage corporel, vous reçoit sur rendez-vous pour vous conseiller et défendre vos intérêts.